Un riche atelier climat au Club de la Presse de Lyon avec Olivier Nouaillas des JNE

ONouaillas3Il n’y avait pas foule ce 4 novembre 2015 à 18h30, heure de début de l’Atelier climat organisé par le Club de la presse de Lyon et l’association des Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie (JNE) autour d’Olivier Nouaillas, journaliste à La Vie, vice-président des JNE et auteur de Le changement climatique pour les nuls (First) et Quel climat pour demain ? (Dunod, avec Jean Jouzel). Puis la salle s’est peu à peu remplie.

Il faut dire qu’à la même heure, Lyon lançait pour la presse sa Fête des lumières à la Confluence… On ne faisait pas le poids.

Les dérèglements climatiques à l’œuvre
Olivier nous a dressé un portrait sans concessions de la situation climatique, laissant parler son inquiétude – « on est déjà entré dans un monde où le changement climatique est en œuvre et je dirais que « dérèglements climatiques » traduit le mieux ce que nous allons connaître » – et ses espoirs, notamment sur les territoires qui œuvrent à leur échelle pour la transition.

Conscience universelle
Cependant, il faut un sursaut. « Il faut aujourd’hui, par exemple, que la conscience universelle ait la sagesse de se dire « non, pour que la Terre reste habitable, il faut laisser les trois quarts des énergies fossiles connues dans le sous-sol, malgré leur considérable valeur marchande ». 

Climato-défaitisme
Répondant aux questions des participants après un bref état des lieux, Olivier Nouaillas poursuit : « nous n’avons pas en France de lobbies climato-sceptiques puissants comme aux États-Unis. Ici, on fait plutôt du greenwashing, ce qui n’est pas sans poser des problèmes. C’est plutôt le climato-défaitisme qui opère en France ».

À la question du nucléaire, il précise que le GIEC le positionne comme énergie bas carbone, mais qu’il pose des questions d’acceptation sociale, de ressources rares venues du sud, de dangerosité et de ressources en eau qu’il convient de prendre en compte dans la transition énergétique, dont il salue le fait qu’elle ait fait l’objet d’une loi en France. Cependant, il ajoute que c’est « tout de même inquiétant de voir comment une seule fermeture de centrale nucléaire prend autant de temps ici ».

Beaucoup de petites solutions
Pour finir, il ne croit pas à une solution globale venue d’en haut – « mais la COP21 a le mérite de réunir les gens pour parler d’un sujet majeur » – il croit « à un ensemble de petites solutions… mais il va en falloir beaucoup ».

Article paru le 5 novembre 2015 sur le site des JNE.

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